Hier s'est ouvert le World Peace Forum 2011. Jusqu'au 8 juin, plus de 3 000 pacifistes sont attendus à Schengen et dans la région.
Fondée avec le soutien de Jacques Santer, ministre d'État honoraire et ancien président de la Commission européenne, la Schengen Peace Foundation oeuvre activement, depuis 2005, pour la paix dans le monde. Comme modèle, les initiateurs se réfèrent à l'espace Schengen, qui reste une histoire à succès selon Dominicus H. Rohde, président du conseil d'administration de la fondation. «Les Européens, qui ont en quelque sorte inventé les guerres, vivent maintenant depuis 66 ans en paix. L'espace Schengen en est une parfaite illustration. Je reste convaincu que ce qui a été possible en Europe peut aussi l'être dans d'autres régions du monde.»
La Schengen Peace Foundation s'est donc fixé comme objectif de contribuer à un véritable changement de paradigme. «La paix ne doit plus seulement être un sujet pour quelques rêveurs perdus. Chaque être humain souhaite vivre en paix», poursuit Dominicus H. Rohde.
«Une large plate-forme d'expression»
Pour faire avancer les choses, la fondation a créé une plate-forme d'échange et de réflexion, qui est organisée annuellement : le World Peace Forum. Des professeurs et étudiants se donnent depuis 2005 rendez-vous pour peaufiner leur vision de la paix. «On a besoin d'une large plate-forme d'expression. Depuis ses débuts, le forum continue d'ailleurs à gagner en notoriété», se réjouit Dominicus H. Rohde.
Avec le soutien de l'université Paul-Verlaine de Metz, l'université de Sarrebruck et la Miami University de Luxembourg, 130 manifestations en tout genre vont être organisées lors de l'édition 2011 du World Peace Forum, lancée hier à Schengen. Les organisateurs s'attendent à quelque 3 000 pacifistes venus du monde entier. Le programme se décline sur le Luxembourg, la Grande Région mais également à travers le monde entier. «On a des partenaires en Égypte, en Argentine, au Japon et en Allemagne qui vont également organiser des manifestations», note Dominicus H. Rohde.
Parmi les principaux sujets qui seront traités lors de cette année figure l'avenir de l'espace Schengen. «Le jeu populiste joué par le président français et le chef du gouvernement italien est irresponsable. Le danger de voir régresser l'idée européenne est réel», conclut Dominicus H. Rohde.
D. M. - Le Quotidien, 10 mai 2011